| La Dépêche vend à Moudenc - N° 39 - Juin 2006 |
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Une partie de la rédaction de La Dépêche pensait pouvoir offrir des cannes à pêche au PDG Bernard Maffre. On avait mis le champagne au frais et les petits fours près du micro-ondes : la rédaction de La Dépêche n’attendait plus que l’annonce officielle pour faire péter les bouchons et réchauffer tout ça. Une augmentation ? Pas du tout : Bernard Maffre, le directeur général devait prendre son billet pour une retraite bien méritée. Enfin, la nouvelle est tombée mi-avril… et patatras l’ambiance : il reste! Pour prendre la mesure de la situation et le content d’amour contrarié, on ne retiendra que le mot de ce chef de service : « ce type-là, c’est le cancer du journal ». Comme épitaphe, on a déjà fait mieux. Mais Bernard est en bonne santé. Faut-il en dire autant du journal ? Oui, parce que malgré la crise, la pub rentre. La conjoncture pré-électorale, d’aileurs, s’y prête assez bien. A hue et à médias Dans notre numéro précédent, nous expliquions comment Jean-Luc Moudenc est entré en effervescence pour assurer avec l’argent public la promotion médiatique de sa future campagne. Pagination à la hausse des journaux municipaux, arrosage des radios associatives, achat d’émissions sur TLT : on croyait avoir fait le tour complet. Las, on avait oublié le meilleur : le service publicité de La Dépêche vient de signer un juteux contrat avec la Mairie. Un faux vrai journal Le supplément « quartiers », livré avec le quotidien et présenté comme la suite logique du journal, n’est rien d’autre qu’un peu de promo dûment négociée en espèces sonnantes. Le lecteur, lui, n’y voit que du bleu. Rien n’indique en effet qu’il s’agit là de pages payantes, vendues par le service commercial… mais rédigées par les journalistes maison. Pour faire plus vrai, sans doute.
Dans ce brouillard savamment distillé, on retrouve systématiquement, en page 2, non pas la pin’ up du quartier concerné, mais le conseiller ou la conseillère municipale (de la majorité, bien sûr) peu ou prou flanquée de l’incontournable Jean-Luc Moudenc, notre intéri-maire pris au jeu de la com’ qui ne dit pas son nom. Fallait y penser. Paul HITZER N°39 - Juin 2006 |
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